Étude sur la nature des choses
Laurent Montaron et Olivier Vadrot
2020 – 2026

Commandée par le Fonds Cré’Atlantique, « Étude sur la nature des choses » est un ensemble de trois sculptures en dialogue avec les éléments naturels, l'eau, l'air et la lumière. Le triptyque est installé à Bordeaux, dans sur un parcours allant de la gare Saint-Jean aux berges de la Garonne, en passant par la MÉCA.

À Bordeaux, 3 œuvres entre la gare St Jean et la Garonne


En 2018 à Bordeaux, le Fonds Cré'Atlantique a lancé une consultation pour réaliser un parcours artistique visant à accompagner le visiteur dès sa sortie de la gare Saint-Jean jusqu'à la Maison de l'économie créative et de la culture en Nouvelle-Aquitaine. La proposition de Laurent Montaron et Olivier Vadrot, fruit d'un dialogue artistique sur la statuaire dans l'espace public, a été retenue pour sa poésie, son esthétique et sa technicité.

Intitulée « Étude sur la nature des choses », l'œuvre se compose de trois sculptures installées à une centaine de mètres les unes des autres, le long d'un parcours qui va de la gare à la Garonne. Elles représentent un enfant observant des phénomènes physiques par nature invisibles. Il est saisi à ce moment particulier où le mouvement de l'eau, de l'air et de la lumière le confronte à des questions fondamentales sur notre présence au monde.

La première pièce du triptyque, « Étude sur la nature des choses : l'eau », qui évoque l'écoulement du temps, a été installée en février 2020 sur le parvis Corto Maltese, au pied des marches de la MÉCA. Elle représente un enfant assis qui recueille l'eau de pluie au creux de ses mains. Celle-ci perle lentement et vient creuser la pierre sur laquelle elle tombe goutte à goutte.

La seconde sculpture, « Étude sur la nature des choses : l'air », a été installée en juin 2022 sur le parvis de la gare Saint-Jean, côté Belcier. L'enfant, accroupi, tient devant lui un anémomètre qui, sous l'action du vent, crée une aspiration d'air et produit un léger sifflement. Cette dynamique donne l'illusion que le souffle de l'enfant anime l'instrument de mesure. Le mouvement circulaire de l'air interroge le principe de causalité, le rapport entre une cause et un effet, et nous renvoie au mystère de l'origine des choses.

Dans la troisième sculpture, « Étude sur la nature des choses : la lumière », l'enfant expose à la lumière un radiomètre de Crookes. Mis en mouvement par l'extrémité infrarouge du spectre lumineux, cet instrument évoque la part immatérielle et insaisissable de ce qui nous entoure : ce qui nous échappe tout en étant bel et bien présent. Cette dernière pièce du triptyque a pris place sur les berges de la Garonne en septembre 2026.

Laurent Montaron est né en 1972. Il vit et travaille à Saulchery, en Champagne. Son travail puise dans l'histoire des technologies pour interroger nos systèmes de croyance, en examinant comment les innovations ont sans cesse engendré de nouvelles manières d'observer et de comprendre le monde. À travers ses recherches sur les outils qui façonnent nos représentations, il met au jour certains des paradoxes qui accompagnent notre conscience de la modernité.

Olivier Vadrot est né en 1970. Il vit et travaille à Beaune, en Bourgogne. Sa carrière s'est construite à la croisée de nombreux domaines : l'architecture, le design, le commissariat et la scénographie d'exposition, la scène théâtrale et musicale. Sa pratique personnelle s'est récemment recentrée sur des micro-architectures qui permettent de faire assemblée, de façonner le collectif et de catalyser des débats. Si certains de ces dispositifs sont nomades, reproductibles et éphémères, réduits à des formes essentielles et réalisés dans des matériaux peu coûteux, d'autres ont été implantés plus durablement dans l'espace public.


À propos du Fonds Cré'Atlantique


Initié par l'Établissement Public d'Aménagement Bordeaux-Euratlantique et le groupe Bernard, le Fonds Cré'Atlantique a pour ambition de donner accès à l'art au plus grand nombre et de soutenir la création sous toutes ses formes. Né au cœur d'un territoire en pleine mutation, propice à l'expérimentation créative, il a d'abord choisi de concentrer son action sur le périmètre de l'Opération d'Intérêt National, composée de quartiers aux identités singulières et fécondes.


La première sculpture

Étude sur la nature des choses : l’eau
Février 2020
Bronze, lave de Chambois.
Sur le parvis Corto Maltese, en bas de la rampe de la MÉCA, à Bordeaux.

Project A
©Agnès Clotis
Project A
©Agnès Clotis
Project A
©Laurent Montaron
La deuxième sculpture

Étude sur la nature des choses : l’air
Juin 2022
Bronze, métal laqué, anémomètre, instrument à vent
Sur le parvis de la gare Saint-Jean, côté Belcier, à Bordeaux.

©Agnès Clotis
©Agnès Clotis
La troisième sculpture

Étude sur la nature des choses : la lumière
Septembre 2026
Bronze, grès des Pyrénées, radiomètre de Crookes, verre trempé.
Sur les quais de la Garonne, boulevard des frères Moga, à Bordeaux.

©Agnès Clotis
©Agnès Clotis
©Agnès Clotis
Images d'atelier
Étude sur la nature des choses, l'eau #1
Étude sur la nature des choses, l'eau #2
Étude sur la nature des choses, l'eau #3
Étude sur la nature des choses, l'eau #4
Étude sur la nature des choses, l'eau #5
Étude sur la nature des choses, l'eau #6
Étude sur la nature des choses, l'eau #7
Étude sur la nature des choses, l'eau #8

Design et code : Cyril Makhoul